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Pathologies et maladies

Finie la guerre aux repas


Avec de jeunes enfants difficiles, les repas peuvent devenir source de conflits. Heureusement, les pédiatres et les nutritionnistes affirment qu’il existe des moyens simples et efficaces pour que vos enfants mangent bien sans que vous ayez à batailler à chaque repas. 

L’attitude des parents face à l’alimentation et aux choix alimentaires de l’enfant, et une atmosphère sereine, exempte de confrontation, peuvent amener les enfants à acquérir de bonnes habitudes alimentaires. Les parents doivent éviter la bisbille et les jeux de pouvoir qui peuvent créer des tensions aux repas et couper l’appétit à tous.

Mais qu’est-ce qu’un jeu de pouvoir ? Si l’enfant refuse obstinément de manger ce qui a été préparé, on le menace : « Tu n’auras pas de dessert tant que tu n’auras pas mangé tes pois » OU « Pas question de jouer sur l’ordinateur tant que tu refuses de manger ». Ou alors on tente de soudoyer l’enfant. En bout de ligne, le parent finit presque toujours par abandonner la partie et préparer un repas différent pour l’enfant ou le laisser manger ce qu’il veut.

La première chose que les parents doivent comprendre, c’est qu’il n’est jamais justifié de forcer un enfant à manger, ou de tenter de l’amadouer ou de le soudoyer pour qu’il mange. Les enfants ont de l’appétit. Ils ont faim. Les conflits, l’obstination et le refus de manger surviennent lorsque les aliments offerts ne correspondent pas au choix de l’enfant, et non parce que l’enfant n’a pas faim. 

Malheureusement, les choix alimentaires de l’enfant sont souvent déterminés par le passé. Si l’enfant a l’habitude de manger des bonbons ou des aliments riches en gras, il n’est pas surprenant qu’il lève le nez sur une salade, une tranche de rosbif, une pomme de terre au four et des pois.   

Alors, que doivent faire les parents pour régler le problème ? Voici quelques conseils utiles.

  • Quand l’enfant est encore au berceau ou très jeune, évitez d’introduire des aliments et des jus riches en sucre dans son alimentation. Des études ont montré que les enfants réagissaient beaucoup au sucre. On obtient d’ailleurs bien plus d’un enfant en lui promettant des sucreries qu’en le menaçant de punition. Voilà quel pouvoir a le sucre sur les enfants!
  • Alors que l’enfant grandit, évitez de lui faire prendre goût aux mets de restauration rapide. N’oubliez pas que les aliments gras ont été intentionnellement conçus pour plaire au goût, donner une sensation agréable en bouche et faire en sorte que les gens en redemandent. Sur plusieurs aspects, les repas-minute créent une dépendance.
  • Permettez à votre enfant de faire des suggestions pour les repas, mais fixez les limites. Offrez-lui des choix, mais tenez-vous à deux; autrement il n’arrivera pas à prendre une décision. « Comme légumes ce soir, veux-tu des pois ou des carottes ? »
  • Soyez réaliste au sujet de ce que vous servez. Les jeunes enfants n’aiment pas les saveurs trop marquées ni les épices trop relevées. En fait, la plupart aiment plutôt les aliments à saveur douce (d’où le succès du macaroni au fromage). Certains légumes, comme le brocoli ou le chou, peuvent sembler désagréables ou amers à l’enfant, et il vaut mieux les éviter à moins que l’enfant les apprécie.
  • Assurez-vous que les repas que vous servez sont nutritifs et fournissent des proportions appropriées de fruits, de légumes, de protéines, de glucides et de gras.
  • Mangez en famille. Une fois encore, des études montrent que lorsque les gens mangent en famille, les repas sont habituellement plus nutritifs et moins riches en gras.
  • Si l’enfant refuse de manger, restez calme. À la fin du repas, recouvrez son assiette d’une pellicule plastique et placez-la au réfrigérateur. Quand votre enfant aura faim plus tard, vous n’aurez qu’à la réchauffer au four à micro-ondes. S’il refuse encore de manger, alors il devra attendre jusqu’au prochain repas. Tôt ou tard l’enfant finira par manger. Et comme il mangera les repas nutritifs que vous lui préparez, vous saurez qu’il mange bien.
  • Une fois qu’il a été clairement établi qu’il n’y a rien d’autre à manger que le repas qui est servi, le parent devrait rencontrer beaucoup moins d’opposition au moment des repas.
Un dernier point : soyez juste. Si vous préparez pour votre conjoint un plat spécial que votre enfant n’aime pas, préparez autre chose de nutritif à lui servir. 
 
 
01-09-06 Hôpital de Montréal pour enfants - SW
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